Qu'est-ce qu'une mare ?

Sur tout le territoire de la Franche-Comté, de petites dépressions accueillent de façon temporaire ou permanente de l’eau stagnante. Ces mares, dont le nombre total en région est encore inconnu, se répartissent inégalement sur la Franche-Comté. Ainsi, en raison du relief et de leur substrat imperméable, certains secteurs regorgent de zones humides, et notamment de mares : c’est le cas par exemple de la Bresse comtoise (Jura) ou du Sundgau (Territoire de Belfort). En revanche, sur les plateaux calcaires, les mares sont plus rares car l’eau s’infiltre souvent rapidement dans le sous-sol très fissuré.

 

Différents types de mares

La diversité des mares est liée à la diversité des usages qui ont motivé leur création (voir "Intérêts des mares ").

Pour résumer, on peut tenter de classer les mares en plusieurs catégories, d’après les milieux dans lesquels on les trouve (d’après la typologie adoptée par le pôle-relais mares et mouillères de France ) :

- Les mares forestières : ces mares se comblent naturellement assez rapidement, du fait de leur environnement forestier (chutes de feuilles, de branches).

- Les mares de friche : situées sur d’anciens terrains agricoles aujourd’hui abandonnés, ces mares risquent de se combler plus ou moins naturellement. Elles courent aussi le risque de servir de dépotoir.

- Les mares de pâture : en milieu ouvert et pâturé par du bétail. Les principales atteintes sont un piétinement excessif par les animaux. Et l’abandon ou le comblement au profit d’un abreuvement plus "moderne" : puits, citerne...

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Mare de pâture partiellement protégée par une clôture (Censeau, Jura)


- Les mares de culture : il s’agit de nos jours de mares sans usage, le plus souvent d’anciennes mares de pâtures qui n’ont pas été comblées lorsque les terrains ont été retournés pour la mise en culture. La principale menace réside dans la pollution de l’eau par les produits phytosanitaires (pesticides…) et le comblement (la mare en culture est souvent considérée comme inutile voire gênante).

- Les mares de tourbières : aussi appelées gouilles, il s’agit le plus souvent d'anciennes fosses d'exploitation de la tourbe qui se remplissent d'eau. La végétation aquatique y est rarement très développée mais ces mares ont une grande importance pour un grand nombre d'espèces de la faune des tourbières, très spécialisée.

- Les mares en milieu urbanisé ou d'agrément : préservées ou créées dans une optique le plus souvent paysagère, ces mares risquent souvent un entretien excessif défavorable à la diversité de la faune et de la flore.

- Les bassins routiers de décantation : créés pour épurer les écoulements provenant des chaussées, ces zones peuvent abriter une grande diversité d’êtres vivants. Les principaux problèmes proviennent de berges trop abruptes et de la pollution des eaux.